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Vidéoprotection en ERP : Quelles sont les obligations légales pour votre établissement ?

  • fxtiberghien9
  • 22 juin
  • 2 min de lecture

Qu'il s'agisse d'un commerce de proximité, d'un établissement scolaire ou d'un bâtiment administratif, l'installation de caméras dans un Établissement Recevant du Public (ERP) ne s'improvise pas. En France, la frontière entre sécurité légitime et respect des libertés individuelles est strictement encadrée par la CNIL et le Code de la Sécurité Intérieure. Vous envisagez de sécuriser vos locaux ? Solucam décrypte pour vous les 4 piliers réglementaires incontournables.



1. La demande d'autorisation préfectorale : Le point de départ


Dès lors que vos caméras filment un lieu accessible au public (les allées d'un magasin, le guichet d'une mairie, le hall d'entrée d'un lycée), le dispositif est considéré comme de la vidéoprotection.


  • L'obligation : Vous devez impérativement déposer une demande d'autorisation auprès de la préfecture de votre département avant toute installation.

  • Validité : Cette autorisation officielle est valable 5 ans (renouvelable). Installer un système sans cet accord expose l'établissement à une fermeture administrative provisoire et à de lourdes sanctions.


2. Le respect des zones : Ce que vous pouvez (et ne pouvez pas) filmer


La règle d'or est la proportionnalité. Le système doit protéger les biens et les personnes, pas surveiller les individus en continu.


  • Dans les commerces : Vous pouvez filmer les zones de vente ou les accès. En caisse, la caméra doit cibler le tiroir-caisse et non le visage ou l'écran du salarié en permanence.

  • Dans les écoles et lycées : Les caméras sont légitimes dans les halls, les couloirs ou pour sécuriser les accès extérieurs contre les intrusions. En revanche, il est strictement interdit de filmer l'intérieur des salles de classe, les cours de récréation (pendant les heures de cours) ainsi que les espaces de vie des élèves.

  • Les zones interdites absolues : Quel que soit l'ERP, les sanitaires, les cabines d'essayage, les zones de repos et les locaux syndicaux ne doivent jamais être filmés.


3. L'obligation d'information : La transparence avant tout


Toute personne entrant dans une zone sous vidéosurveillance doit en être clairement avertie avant d’être filmée.


  • Le panneau de signalisation : Il doit être affiché de manière visible et permanente à chaque entrée.

  • Les mentions obligatoires : Ce panneau doit obligatoirement comporter un pictogramme de caméra, la finalité du système (ex: "Sécurité des biens"), le nom et le numéro de téléphone du responsable, ainsi que la mention du droit d'accès aux images (RGPD).


4. La gestion et la conservation des données


  • Durée de conservation : En principe, la loi fixe la durée maximale de conservation des images à 30 jours. Dans la pratique, 7 à 15 jours suffisent largement pour constater un incident. Au-delà, les données doivent être automatiquement écrasées.

  • Accès restreint : Tout le monde ne peut pas visionner les images. L'accès doit être réservé à un nombre très limité de personnes explicitement habilitées (direction, responsable sécurité). De plus, l'enregistreur physique doit être placé dans un local technique verrouillé.

Ne prenez aucun risque avec la loi. Chez Solucam, nous n'installons pas seulement du matériel haute performance : nous vous accompagnons pas à pas dans vos démarches administratives et la mise en conformité CNIL/RGPD de votre projet. Contactez-nous pour sécuriser votre ERP en toute légalité.

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